Billet de blog sur la rencontre avec un chercheur

On se retrouve aujourd’hui, non pas pour vous raconter ma rencontre avec un chercheur et vous expliquer ce que celle ci m’a apportée, mais pour vous décrire les difficultés rencontrées lors de cette prise de contact.

Tout d’abord, j’ai contacté quatre chercheurs. En effet, ne sachant pas si j’allais obtenir une réponse, j’ai préféré contacter le maximum de personnes pour avoir toutes les chances de mon côté. Quand je dis « contacter » je veux dire « envoyer un mail à la personne concernée et lui demander si elle serait d’accord pour un interview (face à face, par téléphone ou e-mail) durant lequel je lui poserais quelques questions en rapport avec un de ses sujets d’étude (sujet d’étude en lien avec notre blog) ». Heureusement, la rédaction du mail n’a pas été un gros problème pour moi.

Sur quatre chercheurs , 3 m’ont répondu et ont donc bien voulu que je leur pose des questions par e-mail (ils ne voulaient pas d’interview en face à face, ni par téléphone).

Je leur ai donc envoyer à chacun mes questions par rapport à leur sujet d’étude. Cependant, j’attends encore leurs réponses à mes questions…

Un commentaire du billet « question » d’un autre blog

J’ai décidé d’aller jeter un oeil sur le blog d’autres étudiants pour voir, comment eux, se débrouillaient pour reformuler leur propre question. Nous nous attarderons ici seulement sur le blog de Clara : cliquez ici.

Le blog de Clara traite de l’arrangement d’une salle de classe dans le but de favoriser la concentration des élèves. Sa question reformulée est la suivante : « How does classroom layout affect student attention and behavior ? » Autrement dit : « Comment l’arrangement d’une salle de classe affecte t’il l’attention et le comportement des élèves ? ». Selon moi, cette question est bien formulée dans le sens ou même si je n’ai pas suivi son blog depuis le début, je suis en mesure de comprendre tout de suite de quoi il s’agit. Par ailleurs, ce qui est intéressant de constater est la manière dont Clara a refomulé sa question de départ pour aboutir à celle citée au dessus. En effet, Clara débute avec la question suivante : « Is there an optimal layout that can facilitate student concentration in a classroom? » Cette question n’est pas ouverte car elle ne se répond que par oui ou par non. C’est d’ailleurs exactement ce qui s’est passé pour mon propre blog (voir ici). C’est en faisant ses recherches que Clara, comme elle l’explique elle même, a appris et découvert de nouvelles choses (comme le fait qu’il existe d’autres facteurs que le plan d’une classe qui influencent la concentration des élèves)  qui la poussent à reformuler sa question de manière plus claire.

Cependant, j’aurais trouvé intéressant que Clara apporte une précision sur les termes de sa question qui sont les suivants : « attention », « comportement » et « plan de classe ». Plus exactement, quel est le lien entre ces notions? Est-ce un lien de causalité ? C’est-à-dire, est-ce que c’est parce que le plan de classe change que l’attention des élèves change et que parce que l’attention change que le comportement des élèves sera différent ? Néanmoins, la question de Clara reste suffisamment précise et très compréhensible.

Par ailleurs, la question de Clara, étant très bien formulée et très bien posée dans le contexte du sujet, elle nous permet de comprendre très rapidement ses différents enjeux. En effet, cette question nécessite d’étudier les différentes intéractions entre élèves et plans de classe, de les comparer et donc d’essayer de trouver la meilleure configuration possible. Cette question est pertinente car elle est assez ouverte pour permettre de soulever des sous-questions et donc d’apporter de réelles réponses. Par exemple, les notions les plus soulevées dans les sous-questions concernent le professeur (sa position dans la classe, sa pédagogie,…). Cela permet donc à Clara de s’ouvrir à de nouvelles possibilités et de nouvelles perspectives de réponses qui l’aideront, j’en suis sûre, à obtenir une réponse complète et précise.

Reformulation de la question et mise en contexte

Jusqu’à maintenant , notre question de départ a été formulée et reformulée de plus en plus précisément.

Au départ , nous nous sommes demandés si nous avions conscience de tout ce qui est capté par notre cerveau. Or, c’est une question qui ne se répond que par oui ou par non. Je me suis donc vite rendue compte que la réponse était non . Il a donc fallu  redéfinir la question de manière à avoir une réponse plus complète.

Après avoir fait quelques recherches, j’ai réalisé que le problème qui se pose dans notre sujet est la différence entre sensation et perception. En effet, nos sens captent les choses mais nous n’en avons pas forcément conscience. Ainsi, nous sentons mais nous ne percevons pas toujours. La question a donc été reformulée comme ceci : Quelle est la différence entre sensation et perception et comment peut -on l’expliquer ?

En commençant mes recherches sur la sensation et la perception, j’ai réalisé que la notion de sensation était très large. En effet, ils existent plusieurs sens (la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût) et en fonction des différents capteurs sensoriels la réponse n’est pas la même. Il a donc fallu préciser la question en ne choisissant de traiter qu’un seul sens. La vue est le sens le plus étudié dans le cadre de notre sujet et, selon moi, le plus intéressant. La question se redéfinit donc ainsi : Quelle est la différence entre vision et perception et comment peut -on l’expliquer ?

En recherchant la différence entre vision et perception, j’ai compris que le capteur sensoriel de la vue est l’œil (ou la rétine) . Celui ci va donc capter une information. Or, selon de nombreuses expériences (comme celles décrites dans les deux derniers billets de blog) nous n’avons pas toujours conscience de ce que l’on voit (ou de ce qui est capté par l’œil). Autrement dit, il arrive qu’on ne perçoit pas ce que l’on voit . Ainsi, on suppose qu’il existe un « traitement de données » dans notre cerveau qui va décider « à notre place » de si oui ou non l’information (captée par l’œil préalablement) va être perçue.

Ici, se pose donc une question éthique et sociale , celle du libre-arbitre (voir billet de blog précédent). La majorité des scientifiques et des philosophes sont du même avis : si le libre-arbitre pouvait vraiment réfuté, les conséquences pour la société pourraient être terribles.

Affaire à suivre …