Cartographie finale

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Synthèse finale

La meilleure façon de débuter cette synthèse finale est, selon moi, de définir de manière claire la problématique de notre sujet. Mais pour cela, il faut tout d’abord se rappeler ce que l’on cherche . Il suffit de remonter à la raison de la création de ce blog : j’ai décidé de réaliser ce dernier dans l’optique de comprendre un concept « simple » : « comment se fait-il que nous n’ayons pas toujours conscience de ce que nous voyons ? » C’est donc notre problématique.

Or, pour répondre à cette problématique, il a fallu tout d’abord préciser le sujet. Pour cela, j’ai décidé d’axer mes recherches en me basant sur une seule question (la question de départ). Cependant, lors de mes recherches, je suis tombée sur de nombreux éléments me permettant de redéfinir ma question de départ plus judicieusement et de manière à préciser encore plus mon sujet. Ainsi, au cours du temps, le sujet s’est redéfini et s’est de plus en plus précisé. J’ai donc axé mes recherches de plus en plus précisément. Ainsi, plutôt que de trouver des éléments de réponse à ma question de départ, j’ai plutôt trouver des éléments de réponse me faisant comprendre que cette question n’était pas la plus judicieuse. J’ai donc passé plus de temps à redéfinir ma question de départ qu’à trouver des réponses à ma question finale, qui est, rappelons le « Quelle est la différence entre vision et perception et comment peut-on l’expliquer ? ».

Cependant, j’ai tout de même quelques éléments de réponse : Il faut déjà comprendre ce qui est sous-entendu par perception et par vision. La perception est nécessairement consciente , en opposition à la vision (ou à la sensation de manière plus générale). Mais qu’est-ce que j’appelle conscience ? Admettons qu’une pomme est placée en face de moi. Voir cette pomme et avoir conscience que c’est une pomme sont deux choses différentes. Ne vous êtes jamais arrivés de regarder fixement quelque chose ( ici, la pomme) tout en pensant à autre chose, et que, quelque temps après seulement, vous vous rendez compte que vous fixiez cette chose (la pomme) sans même vous en rendre compte ? Dans notre sujet, c’est exactement le même principe. Mais alors, quel est l’organisme responsable du fait que, parfois, nous aurons conscience d’une chose , tandis que d’autre fois non ? C’est le cerveau ! Eh oui ! Ce dernier peut -être associé à un logiciel de traitement de données. La pomme visualisée précédemment est captée par les yeux. Puis l’information « ceci est une pomme » est transférée des yeux (capteurs visuels) au cerveau (trieur de données) via les nerfs optiques. Lorsque l’information parvient au cerveau, ce dernier va « juger » de l’importance de cette information, ou, plus exactement, va «  décider » de si cette information est assez importante pour que nous en ayons conscience. Ainsi, en fonction du degré d’importance de l’information reçue par le cerveau , celle ci va soit être ignorée (ou mise à la poubelle) soit va arriver à notre conscience. C’est pourquoi, lorsque beaucoup de choses se passent devant nous, nous avons tendance à ne voir que ce qui est considéré comme le plus important. Notre cerveau fait abstraction de tout le reste , qu’il juge, donc, moins important.

Essayons à présent de synthétiser les diverses informations trouvées lors de nos recherches. Tout d’abord, nous avons trouvé que face à une illusion d’optique, le cerveau de l’Homme « comprend » que c’est une illusion d’optique généralement 400 millisecondes avant que l’Homme lui-même ne s’en rende compte. De même, concernant la prise de décision d’un acte, l’activation cérébrale précède la décision consciente d’environ 600 millisecondes. Ainsi, il est clair ici que, quelque soit le thème abordé ( la vue, la prise de décision,…), l’information passe toujours par le cerveau avant d’atteindre notre conscience. En raisonnant logiquement, on en déduit que c’est le cerveau qui va permettre ou non à l’information de parvenir à notre conscience. Cependant, j’ai trouvé que les conclusions sur l’expérience de la prise de décision étaient beaucoup trop exagérées. En effet, la notion de libre-arbitre a été remise en question simplement « à cause » de cette expérience. Il ne faut tout de même pas oublier que notre cerveau fait partie de nous. Il n’y a donc pas lieu de parler de libre-arbitre  ici. Aussi, concernant l’expérience sur l’illusion d’optique, il n’est pas expliqué pourquoi est obtenu ces résultats (ou comment expliquer les résultats obtenus en se basant sur des mécanismes biologiques). J’ai trouvé cela assez dommage.

A présent, je vais m’attarder sur un exemple de travail de recherche assez original. Il s’agit d’un tour de magie. Une personne observe un tour de magie sur la télévision . Le magicien (dans la télévision) demande à son spectateur d’observer les cartes qu’il tient dans la main et d’essayer de suivre ce qu’il fait. Pendant que la personne est concentrée sur ce que fait le magicien avec ses cartes, tout le décor en arrière plan est complètement changé. Et cela, sans même que la personne ne s’en rende compte. Une fois le tour de magie terminé, le spectateur pense avoir compris le tour de magie. Or, le vrai tour de magie était de se rendre compte du changement de décor. Que faut-il en conclure ? La personne s’est concentrée sur les cartes. Le cerveau a donc automatiquement jugé cette information comme la plus importante . Tout le reste (y compris le changement de décor) a été considéré comme in-important. C’est pourquoi la personne n’en a pas eu conscience. Encore une fois, cette expérience nous permet de comprendre que le cerveau a un rôle de logiciel de traitement de données. Il est donc la principale raison de la différence entre sensation et perception.

Pour conclure, il faut savoir que le cerveau reste l’organisme le moins compris par les scientifiques. De nombreuses questions se posent encore aujourd’hui sur ce mystérieux organisme. Toutefois, les recherches concernant notre sujet se font de moins en moins nombreuses. Cela s’explique par le fait que tout les éléments de réponse ont été fournis. Les travaux de recherches et les expériences mènent tous à une même conclusion : nous ne pouvons pas avoir conscience de tout ce qui nous entoure car peu d’informations sont jugées importantes par le cerveau. Les recherches se font plutôt du côté du processus de détermination de l’importance d’une information par le cerveau. Ou, plus simplement, comment le cerveau détermine l’importance d’une information.

Au cours de ce projet, nous avons vu qu’il existe deux options pour le cerveau : soit ce dernier décide d’ignorer l’information, soit il nous permet d’en avoir conscience. Or, toutes les expériences sur lesquelles je suis tombées mettaient en évidence des informations atteignant la conscience . Je n’ai malheureusement pas trouvé d’expériences montrant comment se passe « la mise à la poubelle » d’une information. Ainsi, même si au terme de ce projet, j’ai pu répondre à ma question finale, de nombreuses nouvelles questions se posent à moi. Il est fort probable que je poursuives mes recherches, et en particulier, sur «  la mise à la poubelle d’une information ».

Merci de m’avoir suivie et lue, ce fut un réel plaisir.

Billet de blog sur la rencontre avec un chercheur

On se retrouve aujourd’hui, non pas pour vous raconter ma rencontre avec un chercheur et vous expliquer ce que celle ci m’a apportée, mais pour vous décrire les difficultés rencontrées lors de cette prise de contact.

Tout d’abord, j’ai contacté quatre chercheurs. En effet, ne sachant pas si j’allais obtenir une réponse, j’ai préféré contacter le maximum de personnes pour avoir toutes les chances de mon côté. Quand je dis « contacter » je veux dire « envoyer un mail à la personne concernée et lui demander si elle serait d’accord pour un interview (face à face, par téléphone ou e-mail) durant lequel je lui poserais quelques questions en rapport avec un de ses sujets d’étude (sujet d’étude en lien avec notre blog) ». Heureusement, la rédaction du mail n’a pas été un gros problème pour moi.

Sur quatre chercheurs , 3 m’ont répondu et ont donc bien voulu que je leur pose des questions par e-mail (ils ne voulaient pas d’interview en face à face, ni par téléphone).

Je leur ai donc envoyer à chacun mes questions par rapport à leur sujet d’étude. Cependant, j’attends encore leurs réponses à mes questions…

Un commentaire du billet « question » d’un autre blog

J’ai décidé d’aller jeter un oeil sur le blog d’autres étudiants pour voir, comment eux, se débrouillaient pour reformuler leur propre question. Nous nous attarderons ici seulement sur le blog de Clara : cliquez ici.

Le blog de Clara traite de l’arrangement d’une salle de classe dans le but de favoriser la concentration des élèves. Sa question reformulée est la suivante : « How does classroom layout affect student attention and behavior ? » Autrement dit : « Comment l’arrangement d’une salle de classe affecte t’il l’attention et le comportement des élèves ? ». Selon moi, cette question est bien formulée dans le sens ou même si je n’ai pas suivi son blog depuis le début, je suis en mesure de comprendre tout de suite de quoi il s’agit. Par ailleurs, ce qui est intéressant de constater est la manière dont Clara a refomulé sa question de départ pour aboutir à celle citée au dessus. En effet, Clara débute avec la question suivante : « Is there an optimal layout that can facilitate student concentration in a classroom? » Cette question n’est pas ouverte car elle ne se répond que par oui ou par non. C’est d’ailleurs exactement ce qui s’est passé pour mon propre blog (voir ici). C’est en faisant ses recherches que Clara, comme elle l’explique elle même, a appris et découvert de nouvelles choses (comme le fait qu’il existe d’autres facteurs que le plan d’une classe qui influencent la concentration des élèves)  qui la poussent à reformuler sa question de manière plus claire.

Cependant, j’aurais trouvé intéressant que Clara apporte une précision sur les termes de sa question qui sont les suivants : « attention », « comportement » et « plan de classe ». Plus exactement, quel est le lien entre ces notions? Est-ce un lien de causalité ? C’est-à-dire, est-ce que c’est parce que le plan de classe change que l’attention des élèves change et que parce que l’attention change que le comportement des élèves sera différent ? Néanmoins, la question de Clara reste suffisamment précise et très compréhensible.

Par ailleurs, la question de Clara, étant très bien formulée et très bien posée dans le contexte du sujet, elle nous permet de comprendre très rapidement ses différents enjeux. En effet, cette question nécessite d’étudier les différentes intéractions entre élèves et plans de classe, de les comparer et donc d’essayer de trouver la meilleure configuration possible. Cette question est pertinente car elle est assez ouverte pour permettre de soulever des sous-questions et donc d’apporter de réelles réponses. Par exemple, les notions les plus soulevées dans les sous-questions concernent le professeur (sa position dans la classe, sa pédagogie,…). Cela permet donc à Clara de s’ouvrir à de nouvelles possibilités et de nouvelles perspectives de réponses qui l’aideront, j’en suis sûre, à obtenir une réponse complète et précise.

Reformulation de la question et mise en contexte

Jusqu’à maintenant , notre question de départ a été formulée et reformulée de plus en plus précisément.

Au départ , nous nous sommes demandés si nous avions conscience de tout ce qui est capté par notre cerveau. Or, c’est une question qui ne se répond que par oui ou par non. Je me suis donc vite rendue compte que la réponse était non . Il a donc fallu  redéfinir la question de manière à avoir une réponse plus complète.

Après avoir fait quelques recherches, j’ai réalisé que le problème qui se pose dans notre sujet est la différence entre sensation et perception. En effet, nos sens captent les choses mais nous n’en avons pas forcément conscience. Ainsi, nous sentons mais nous ne percevons pas toujours. La question a donc été reformulée comme ceci : Quelle est la différence entre sensation et perception et comment peut -on l’expliquer ?

En commençant mes recherches sur la sensation et la perception, j’ai réalisé que la notion de sensation était très large. En effet, ils existent plusieurs sens (la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût) et en fonction des différents capteurs sensoriels la réponse n’est pas la même. Il a donc fallu préciser la question en ne choisissant de traiter qu’un seul sens. La vue est le sens le plus étudié dans le cadre de notre sujet et, selon moi, le plus intéressant. La question se redéfinit donc ainsi : Quelle est la différence entre vision et perception et comment peut -on l’expliquer ?

En recherchant la différence entre vision et perception, j’ai compris que le capteur sensoriel de la vue est l’œil (ou la rétine) . Celui ci va donc capter une information. Or, selon de nombreuses expériences (comme celles décrites dans les deux derniers billets de blog) nous n’avons pas toujours conscience de ce que l’on voit (ou de ce qui est capté par l’œil). Autrement dit, il arrive qu’on ne perçoit pas ce que l’on voit . Ainsi, on suppose qu’il existe un « traitement de données » dans notre cerveau qui va décider « à notre place » de si oui ou non l’information (captée par l’œil préalablement) va être perçue.

Ici, se pose donc une question éthique et sociale , celle du libre-arbitre (voir billet de blog précédent). La majorité des scientifiques et des philosophes sont du même avis : si le libre-arbitre pouvait vraiment réfuté, les conséquences pour la société pourraient être terribles.

Affaire à suivre …

 

Ressource commentée, incluant des données

Cette semaine j’ai décidé de commenter une publication en rapport avec notre question qui, je le rappelle , est  » Quelle est la différence entre sensation et perception et comment l’expliquer ?  »

La publication que j’ai choisie est un billet de blog de vulgarisation scientifique rédigé par une personne comme vous et moi . L’article qui est en relation avec notre question est  » Le libre-arbitre existe t’il ?  » Pour jeter un oeil à  cet article , cliquez ici.

J’ai trouvé très intéressant de choisir ce blog car il traite de façon simple des sujets assez complexes. Cela permet d’avoir un impact sur le plus grand public , ce qui est , je pense , primordial pour un sujet comme le nôtre ( voir billet de blog  » communication avec le grand public  » ). De plus , même s’il s’agit d’un article vulgarisé , ce dernier se base sur des publications de grandes revues scientifiques tel Nature ce qui rend l’article du blog assez fiable. Enfin, le fait qu’il s’agisse d’un blog permet de laisser apparaître les différents commentaires du grand public (ce qu’un article d’une revue scientifique n’aurait pas permis).  Ces commentaires m’ont permis de m’apercevoir qu’il y a beaucoup d’opinions divergentes sur ce sujet ce qui pousse donc les personnes à échanger et à débattre. Cela soulève certaines questions et rend donc cet article controversé. Selon moi, il est intéressant de lire un article comme celui ci , mais il l’est encore plus si on participe à la discussion où même simplement si on lit les commentaires. Cela nous permet de ne pas être naïf face à tout ce qu’on lit et de forger notre propre opinion face à celles des autres.

À titre d’exemple, la notion qui a été le plus controversée dans cet article est la question à laquelle essaye de répondre la publication :  » Le libre-arbitre existe t’il ?  » . Autrement dit , comme nous l’avons vu dans les premiers billets de blog , nous ne sommes pas toujours au courant (ou n’avons pas toujours conscience) des choses qui nous entourent. Lorsque nous voyons quelque chose ou que nous faisons un geste c’est seulement car le cerveau qui nous l’a dicté. Ainsi, se pose la question du libre-arbitre , et comme le dit l’article  » Nous avons coutume de penser que nous sommes libres de décider et de choisir nos actes. Et pourtant, une série d’expériences de neurosciences jettent un doute sur ce qu’on a l’habitude d’appeler notre libre-arbitre. «   Selon certaines personnes, cette idée n’a pas été assez bien prouvée dans l’article et l’expérience ne montre pas, selon elles, ce que l’article essaye de nous prouver.

Plusieurs expériences sont décrites dans cet article que je vous recommande d’aller lire ici mais je m’attarderais sur celle de Benjamin Libet appelée expérience fondatrice. Le principe de l’expérience est de se placer devant une horloge qui défile rapidement et d’appuyer sur un bouton au moment qui nous plait. Il suffit juste de retenir le nombre indiqué lorsqu’on prend la décision d’appuyer. En même temps , des électrodes placées sur notre crâne suivent notre activité cérébrale. Voici les résultats obtenus :

https://sciencetonnante.files.wordpress.com/2012/03/expecc81rience-de-libet1.png?w=634

Ainsi , ce qu’a découvert Libet est que l’activation cérébrale précède la décision consciente de plusieurs centaines de millisecondes. C’est ce qu’illustre le schéma ci-dessus, où la courbe rouge symbolise la mesure d’un signal électrique cérébral appelé potentiel de préparation motrice.

Ce qu’il faut retenir de cette expérience est que la conscience d’une décision est  » un phénomène qui se construit au cours du processus de décision, pas à son origine  » . Selon moi, cette conclusion est prudente ce qui est tout à fait compréhensible dans le sens où il n’est pas possible de tirer de grosses conclusions de ces petites expériences. D’ailleurs , la communauté scientifique est partagée face à l’interprétation de ces expériences. Cependant, il y a quand même des choses à retenir de cet article . Ce que j’en retiens , personnellement, est qu’il est à présent sûr et certain que le cerveau prépare ses décisions assez en avance par rapport à notre conscience.

Mais cela répond t’il à notre problématique ? Notre question déjà reformulée est , rappelons le,  »  comment peut-on expliquer la différence entre sensation et perception ?  » . Ici, quand je parle de sensation , je fais en fait référence à nos cinq sens. Autrement dit quand nous voyons , entendons , sentons, goûtons ou touchons quelque chose est-ce que nous en avons automatiquement conscience ou faut -il un temps pour que les informations captées par nos sens arrivent à notre conscience ? Cet article nous prouve clairement qu’il existe bien un temps avons que nous ayons conscience de quelque chose . Cependant , l’article parle de décision tandis que jusqu’à maintenant, je n’ai parlé que de sensation. Dans ces deux cas ( que ce soit décider de faire quelque chose ou de sentir quelque chose) tout passe par le cerveau avant d’atteindre notre conscience. À présent, il n’y a donc plus de doute quant au rôle primordial du cerveau dans la décision ou la perception. Néanmmoins , le sujet étant assez vaste je pense qu’il serait judicieux de préciser la question. Autrement dit , choisir un des 5 sens et de le développer. Nous développerons donc ici la vue ( ou la vision). Cela nous amène donc à reformuler notre question comme ceci :  » Quelle est la différence entre vision et perception et comment l’expliquer ? »

De la question aux données …

Rappelons notre question de départ :  » Avons-nous conscience de TOUT ce qui est capté par notre cerveau ?  » . J’essaierais ici de trouver un premier élément de réponse. Le but est de faire avancer ma recherche et mon questionnement en apportant une critique constructive sur les réponses trouvées.

D’après une étude menée par un étudiant en doctorat à l’Université d’Arizona, nous ne sommes pas au courant de tout ce qui est capté par notre cerveau. En effet, ce dernier percevrait quotidiennement des choses dont nous n’aurions pas conscience.

Jay Sanguinetti, l’étudiant à l’origine de ce projet, a demandé à plusieurs volontaires d’observer sur un écran une suite de silhouettes noires. Certaines d’entre elles cachaient des objets dans les espaces blancs. Pour mieux comprendre de quoi je parle, voici une image telle que celles utilisées pendant l’expérience.

La question que s’est posée Sanguinetti est la suivante « Est-ce que le cerveau reconnaît et traite ces formes cachées même quand la personne ne les voit pas consciemment ? » . La réponse est oui. En effet, ce test réalisé sur plusieurs personnes a permis de conclure à chaque fois la même chose : le cerveau reconnaît ces objets cachés avant même que la personne ait conscience qu’elle les a reconnus.

Allons plus dans le détail :

Sanguinetti a fait passer une suite d’images, comme celle présentée ci-dessus, à une personne volontaire. Pendant ce temps, l’activité cérébrale de cette dernière était mesurée grâce à des électrodes placées sur sa tête (voir ci-contre).

Sur le graphique représentant l’activité cérébrale de la volontaire (voir ci-dessous) nous pouvons voir une sorte de « vague » appelée N400. Cette dernière indique que le cerveau a reconnu un objet et l’a associé à un sens particulier. Et tout ceci 400 millisecondes après que l’image ait été montrée (d’où le N400). Autrement dit, le cerveau a « vu » l’objet caché et a « compris » qu’il s’agissait d’un objet réel.

Puis, au même moment, Sanguinetti a demandé à la personne volontaire si elle voyait l’objet caché et cette dernière répondait négativement. Ce n’est seulement qu’au bout de plusieurs secondes que la personne ne se rend compte de la forme cachée.

Ces données me semblent fiables et l’expérience a l’air solide. Néanmoins, la réponse me semble un peu trop généralisée pour le cas traité. Je m’explique : Ici, des tests ont été réalisés en utilisant des sortes d’illusions d’optique. Cependant la réponse (étant que le cerveau traite certaines choses dont nous n’avons pas conscience) porte sur l’ensemble de la vie d’une personne et de tous les « objets cachés » qu’elle peut rencontrer au cours de sa vie. Pour moi, la réponse ne peut s’appliquer qu’au cas des illusions d’optique. On ne peut pas être sûrs que ceci s’applique QUOTIDIENNEMENT, ou en tout cas , ceci n’est prouvé nulle part.

De plus, cette expérience et ces tests nous permettent seulement de dire que le cerveau « voit » des choses que nous ne voyons pas . En revanche, il n’y a pas de travaux ou recherches scientifiques nous expliquant pourquoi. Je trouve cela assez dommage car, après tout, c’est ce qui est le plus intéressant.

Pour conclure, cette expérience nous a montré que nous voyons toutes les choses qui nous entourent mais nous n’en avons pas toujours conscience. Et quand je dis « voyons » je parle bien entendu du cerveau. En effet, ce dernier voit tout et traite tout, mais parfois, il arrive que l’information traitée n’atteint pas le niveau de la conscience.

Ainsi, nous pouvons maintenant répondre à notre question du départ qui était «Avons-nous conscience de TOUT ce qui est capté par notre cerveau ? ». La réponse est non.Cependant, je ne suis pas satisfaite de cette réponse car je la considère incomplète.En effet, il nous manque encore de nombreuses informations dont la principale est « Pourquoi n’avons-nous pas conscience de certaines choses alors que le cerveau les a reconnues et traitées ? »

Après avoir longtemps réfléchi à comment aborder ce problème et à comment reformuler ma question de manière à trouver des réponses satisfaisantes et complètes, j’ai abouti à la question suivante : « Quelle est la différence entre sensation et perception , et comment peut-on l’expliquer ? ».

A présent , c’est cette piste que je vais suivre en espérant trouver des réponses .

A suivre …